Tant mieux… Diront les adeptes de la musique algérienne.
Le raï, car c’est essentiellement de lui dont il est question, est surtout écouté par les jeunes du pays. Propulsé depuis l’Oranie, la région d’Oran, le raï est désormais devenu une épidémie musicale mondiale.
Depuis la dernière décennie en Algérie et dans la wilaya d’Oran, la mode est au MEDAHETE.
A l’origine, le terme désigne tout un ensemble de femmes organisées autour d’instruments à percussions et qui interviennent lors de réceptions privées (mariages, baptêmes, fiançailles…)
Mais les Medahetes actuelles ont changé de visages.
Il n’est plus rare de voir à Oran des hommes chanter ce style de musique. Ils se représentent dans les cabarets de la corniche, le lieu mythique de la nuit d’Oran où se concentrent les principaux night club : Djawhara, Sun House, Manara…
Cheb Abdou avait ouvert la voie, à la fin des années 90, lorsqu’il reprend les classiques medahetes pour en faire des tubes. Beaucoup d’autres artistes ont ensuite suivi le pas.
Le dernier d’entre eux, apparu au début de l’année 2009, HOUARI SGHIR, n’était pas connu des night clubbers algériens car il évoluait loin de corniche et de ses établissements de nuit. En Janvier dernier il est propulsé sur le marché du disque algérien par un disquaire notoire d’Oran, Saint-Crépain; connu pour avoir fait découvert différents artistes (comme Cheb Djelloul, aujourd’hui repenti à l’Islam).
C’est donc l’album de ce poulain du medahetes que nous avons décidé de vous faire découvrir.
Plusieurs voix laissent entendre au surnom qu’elles lui donnent qu’il deviendrait « la relève des medahetes »
HOUARI SGHIR « La relève medahete »
Tarek D., 24/04/2009, 03:04
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L’Algérie et sa musique.
Une complicité qui ne date pas d’aujourd’hui et qui semble ne pas vouloir dire son dernier mot.
